Kensington OU LA NAISSANCE DE PETER PAN

Création 2026 / 2027 en cours de diffusion. Fresque fantastique et merveilleuse librement inspiré du roman The Little White Bird de James Matthew Barrie. Entrez dans l'univers fantasmé du Capitaine W-, double littéraire de J. M. Barrie, l'auteur de Peter Pan.

Londres, 1901.

Dans les Jardins de Kensington, un écrivain solitaire, le Capitaine W-, tente de suspendre le temps et d'empêcher les enfants qu'il aime de grandir.

Entre autobiographie fantasmée, conte merveilleux et réflexion sur la création, Kensington ou la Naissance de Peter Pan raconte comment J. M. Barrie inventa l'un des mythes les plus universels de notre imaginaire : celui de l'enfant qui refuse de grandir.

Le spectateur n'assiste pas à une adaptation de Peter Pan : il assiste à sa naissance.

A propos du spectacle

Kensington ou la Naissance de Peter Pan est librement inspiré de The Little White Bird de J. M. Barrie, le roman dans lequel Peter Pan apparaît pour la première fois.
Loin de raconter les aventures du célèbre garçon qui ne voulait pas grandir, le spectacle revient à la source du mythe : le moment où un écrivain transforme sa propre vie, ses souvenirs et ses blessures en fiction.
Dans notre spectacle, le plateau devient l'espace mental du Capitaine W-. Les souvenirs prennent corps, les personnages apparaissent et disparaissent, les enfants deviennent des personnages de fiction et les personnages de fiction deviennent des enfants réels.
Au coeur de cette création se trouve une question : pourquoi créons-nous des histoires ? Pour comprendre le monde, réparer nos blessures ou tenter, un instant, de retenir ceux qui disparaissent ?
Production : Compagnie le Tambour des Limbes / Les 3T - Théâtre du Troisième Type
Diffusion : Drama Queen

DISTRIBUTION

Avec Julie Bulourde, Hoël Le Corre, Pierre Ophèle-Bonicel, Louise Robert, Léa Schwartz et Quentin Voinot
Équipe technique Mise en scène : Rémi Prin / Scénographie et décors : Benjamin Gabrié et Quentin Voinot / Costumes : Célia Bardoux et Manon Gesbert / Musique originale et sound design : Léo Grise

L'histoire

Londres, 1901.

Dans son appartement qui surplombe les Jardins de Kensington, le mystérieux Capitaine W- tente d'achever un livre intitulé Le Petit Oiseau blanc. Autour de lui s'accumulent des pages raturées, des souvenirs et des personnages qui semblent ne pas vouloir le quitter.

Comme chaque jour, David, Oliver et Maimie viennent lui rendre visite. Les trois enfants appellent le Capitaine « Père », sans qu'aucun lien réel ne les unisse. Ensemble, ils arpentent les Jardins de Kensington, territoire suspendu entre le réel et le rêve.

Le Capitaine raconte à David les circonstances extraordinaires de sa naissance. Leur voyage les entraîne à la rencontre de Mary, future mère de David, dont le Capitaine deviendra secrètement le gardien et le témoin invisible.

Mais d'autres présences hantent son monde. Timothy, enfant de papier né d'un accident d'écriture, apparaît comme le fantôme d'une paternité impossible. Puis, dans les profondeurs des Jardins, peuplés d'oiseaux et d'enfants perdus, surgit une étrange créature : Peter Pan.

Peu à peu, les frontières entre réalité, souvenir et imaginaire s'effacent.

Le spectateur découvre alors qu'il assiste peut-être non seulement à l'écriture du Petit Oiseau blanc, mais à la naissance même de Peter Pan.

TROIS ENFANTS POUR UNE MÊME QUESTION

DAVID

L'enfant qu'il faut laisser grandir

David est l'enfant réel auquel W- s'attache. Son parcours pose une question simple et douloureuse : peut-on aimer un enfant sans chercher à le retenir ?

TIMOTHY

L'enfant qu'il croit pouvoir garder

Enfant de papier né d'un accident d'écriture, Timothy devient le fantôme d'une paternité impossible. À travers lui, W- expérimente la tentation de fabriquer un enfant pour ne plus avoir à le perdre.

PETER PAN

L'enfant qui ne grandira jamais

Peter est l'aboutissement de cette tentative : un enfant « Entre-Deux », partagé entre le monde des humains et celui des oiseaux, qui transforme le refus de grandir en mythe.

David, Timothy et Peter ne sont pas trois histoires séparées : ils constituent trois réponses à une même impossibilité — accepter que l'enfance, comme toute chose vivante, soit condamnée à disparaître.

Note d'intention

Kensington ou la Naissance de Peter Pan est né de ma rencontre avec J. M. Barrie.

Comme beaucoup, je pensais connaître Peter Pan. Je ne connaissais pas l'écrivain qui l'avait inventé, ni surtout le texte dans lequel le personnage apparaît pour la première fois : The Little White Bird.

La découverte de ce roman m'a donné le sentiment rare d'assister au moment précis où une oeuvre est en train de naître. J'y ai découvert une oeuvre profondément autobiographique, hantée par le regret, le temps qui détruit tout et la question de ce que nous faisons de ceux que nous aimons lorsqu'ils grandissent, changent ou disparaissent.

Barrie y transforme sa propre existence en fiction. Le Capitaine W- devient son double littéraire ; les enfants réels deviennent des personnages ; les souvenirs deviennent des récits. Et, au coeur de ce dispositif, apparaît Peter Pan.

Je ne voulais donc pas faire une nouvelle adaptation de Peter Pan, mais raconter sa naissance : celle d'un personnage inventé par un homme qui cherche, à travers la création, à lutter contre la disparition.

Kensington ou la Naissance de Peter Pan est ainsi à la fois un conte merveilleux, une autobiographie fantasmée et une réflexion sur l'acte de créer.

UNE MISE EN ABYME DE LA CRÉATION

Kensington est aussi un spectacle sur l'acte de créer.

Le plateau devient l'espace mental de J. M. Barrie. Les souvenirs prennent corps, les fantômes reviennent, les enfants deviennent des personnages de fiction et les personnages de fiction deviennent des enfants réels.

L'imagination n'est pas ici un décor : elle est une force dramatique.

Créer devient un acte de résistance. Une tentative de lutter contre le temps. Une manière d'aimer ceux qui disparaissent.

Le spectacle raconte ainsi la naissance de Peter Pan tout en étant lui-même en train de le fabriquer sous les yeux du spectateur.

UN THÉÂTRE DE TRANSFORMATION

Le spectacle se déroule dans un espace situé entre mémoire, rêve et théâtre.

La scénographie ne cherche pas à reproduire littéralement les Jardins de Kensington : elle construit un espace mental où les lieux peuvent se transformer sous les yeux du spectateur.

Une fenêtre peut devenir une machine à remonter le temps. Un nid devient un bateau. Un objet devient un souvenir. Un espace réel devient un espace mental.

Le théâtre devient une machine à raconter.

KENSINGTON : L’ABOUTISSEMENT D’UN TRIPTYQUE

Avec SOLARIS, la compagnie explorait le deuil, les fantômes et la mémoire.

Avec SALEM, elle explorait la fabrication des mythes collectifs et des croyances.

Avec KENSINGTON, elle s'intéresse à la naissance du mythe intime.

Après le fantôme individuel et le mythe collectif, KENSINGTON explore la manière dont un récit intime peut devenir un mythe universel.

Cette création constitue l'aboutissement d'une recherche menée depuis plus de dix ans sur les pouvoirs du récit et de l'imaginaire.